Présentation
Pitch
Un groupe de jeunes brillants mène une double vie ; une existence professionnelle en apparence banale, et une vie de cambrioleurs de haut vol ; dans laquelle ils puisent un plaisir presque égal à celui du vol lui-même. Connus des services de police sans jamais avoir pu être arrêtés, ils décident de monter le casse le plus audacieux de leur carrière pour humilier une bonne fois pour toutes l'institution qui les traque depuis toujours.
Postes recherchés
- Chef op
- Assistants caméra
- Chef éléctro
- Électro
- Ingé son
- 2nd assistant réal
- Chef régie
Matériel et accessoires recherchés
Dates et lieux de tournage
Tournage en février, date à préciser
Stade actuel d'avancement
Stade d'écriture
Synopsis
Strasbourg, de nos jours. Cinq jeunes brillants mènent une double vie : le jour, ils sont CEO, avocate, architecte, ingénieur et acteur ; la nuit, ils sont « Le Cercle », des cambrioleurs de haut vol que la police traque depuis huit ans sans jamais les attraper. Leur moteur n’est pas l’argent, mais le plaisir du jeu et celui de ridiculiser l’institution à chaque fois.
Le film s’ouvre sur la sortie discrète du groupe d’un casse parfaitement exécuté. Quelques jours plus tard, Édouard, le leader, propose à son équipe le plus audacieux de leur carrière : un gala de la haute société, dans un château, où se trouvent des objets de très grande valeur. Il a trouvé la cible parfaite, quelqu’un qui, selon lui, mérite d’être détruit. Pendant que le groupe prépare minutieusement le plan, Julie, la détective, menacée de perdre son poste après huit ans d’échecs, se rapproche et prête à tout, y compris à l’illégalité, pour les coincer.
Note d'intention
J’ai toujours été fasciné par les films de casse, pour leur élégance plus que pour l’argent volé. Arsène Lupin, Cash, La Casa de Papel, Mélodie en sous-sol : dans tous, le vol est une performance. Un plan millimétré, une équipe qui joue sa partition, un adversaire qu’on nargue. Avec une dernière, je veux réaliser ce type de film à Strasbourg, avec les moyens d’un projet étudiant mais l’exigence d’un vrai film de genre.
Mes personnages ne volent pas par nécessité. Ils volent parce que c’est la seule chose qui les fait se sentir vivants, et parce que tromper tout le monde, leurs proches, leurs collègues et la police, est devenu un plaisir en soi. Leur double vie est le vrai sujet du film : l’ivresse de jouer un rôle en permanence, et ce que ça coûte à ceux qui la vivent.
Derrière l’élégance, le film pose une question plus inconfortable : le talent et l’arrogance donnent-ils le droit de transgresser la loi, surtout quand on a décidé seul que la cible le mérite ? Mon héros croit détenir cette légitimité. La détective qui le traque en croit tout autant, de l’autre côté de la loi, et ne recule pas devant l’illégalité pour gagner. Je veux que le spectateur adore le jeu, puis qu’il s’interroge sur ceux qui le jouent. Je ne cherche pas à faire un film de morale, mais un film qui assume le plaisir et en montre le prix.
Je veux un film élégant, rythmé, jubilatoire dans sa première moitié, puis plus tendu à mesure que les conséquences s’invitent. Visuellement, je m’inspire de la manière dont Parasite oppose deux mondes. Le monde « du dessus » (galas, bureaux, appartements bourgeois) sera filmé en compositions propres, symétriques, lumineuses. Le monde « du dessous » (la préparation, le groupe, les doutes) sera plus resserré, plus mobile, plus nerveux. Des portes, des escaliers et des reflets marqueront à plusieurs reprises le passage d’une vie à l’autre, comme une signature visuelle du film.
Le casse lui-même sera traité comme une partie d’échecs : peu de violence, beaucoup d’anticipation, et un duel à distance entre le groupe et la détective, où la victoire se joue sur qui a le mieux deviné l’autre. Je veux que le spectateur reste en tension jusqu’à la dernière minute.
Une dernière fois est un moyen métrage porté par une équipe jeune et passionnée, avec un budget réduit. Cette contrainte ne me fait pas renoncer à l’ambition : elle m’oblige à être précis, à choisir chaque lieu, chaque costume, chaque plan pour qu’il serve l’histoire. Je veux prouver qu’on peut faire, en région et avec peu de moyens, un film de casse qui a du style.