Drame - Fiction

Reprise

Présentation

Pitch

Mélissa, 10 ans, demande à sa mère de lui confectionner une robe. Mais cette dernière, accaparée par son travail de couturière, peine à lui accorder le temps qu’elle espère.

Postes recherchés

Actrices : Alina Terkmani (Mélissa), Nitsa Benchetrit (Céline), Brigitte Froment (Barbara), Giulia Sagnier (Sarah), Aurore Sellier (Nadège)
Réalisation : Mallorie Lavalley Scénario : Lauranne Descoust & Mallorie Lavalley
Production : Lénora Mallegol Régisseurs généraux : Lenny Rattier & Louis Lamatte Assistants de production : Jeremy Gasiglia & Torqueri Goodman Renforts régie : Daria Blazik & Angèle Marchand
1ère assistante réalisatrice : Lisa Depaifve 2ème assistante réalisatrice : Emma Grosshans 3ème assistant réalisateur : Luc Le Gouic
Script : Justine Fleuriault Coach Enfant : Julie Poplawski Costumes : Léa Messager Création de costumes : Marie-Joseph Lecluze
Cheffe déco : Anaïs Dauteuil Assistante déco : Theresa Pigrée Accessoires : Baptiste Caffin Renfort accessoires : Lauranne Decoust Maquillage & coiffure : Juliette Sauvage
Chef opératrice image : Zoé Jullien-Paletier
Cadreur : Paul Di Giacomo 1ère assistante caméra : Eléa Espi Bastien 2ème assistante caméra : Lucille Blazy
Chef Électricien : Cameron Di Pietro Électriciens : Julien Baton, Elio Vincenzi, Maxime Vassel
Chef machiniste : Tom Decilap Machinistes : Felix Gouarne, Joram Marelille, Alejandra Travers
Photographe plateau : Maryna Païas
Chef opérateur son : Erwan Kermanac’h Percheman : Andréa Godwin Assistante son : Sofia Diep Renfort son : Bastien Batlle
Monteur son directs : Erwan Kermanac’h Monteur son : Noah Moles Mixage : Sofia Diep
Compositeur musique : Emiliano Ortiz Benitez Chanteuse : Lizbeth Sánchez
Monteurs : Gabriel Fradin & Gaëlle Bottura Etalonnage : Joan Joyau & Noam ChaumontVFX : Alfio Patane & Maxence Sabot

Matériel et accessoires recherchés

Dates et lieux de tournage

11 au 15 avril 2025

Stade actuel d'avancement

En cours d'envoi dans les festivals

Synopsis

MELISSA, 10 ans, vit seule avec sa mère CÉLINE, une couturière débordée par son travail.

Un jour, alors que Céline reçoit une cliente, BARBARA, Mélissa espionne discrètement les deux femmes qui discutent de NADÈGE, une amie importante de Barbara. En s’approchant de trop près, Mélissa attire l’attention, irritant Barbara, et obligeant Céline à la repousser avec fermeté. Chagrinée, l’enfant se retire dans sa chambre, rangeant sa poupée avec d’autres affaires précieusement conservées dans un coffre.

Le lendemain, Mélissa feuillette un catalogue et découvre une robe bleue roi qui la fascine. La jeune fille demande à sa mère de fabriquer cette robe, ce qu’elle accepte mais à condition que Mélissa range la jupe qu’elle vient de terminer.

Ravie, Mélissa range l’habit dans le dressing, parmi les autres commandes, et s’émerveille devant le travail de sa mère. Elle profite de l’occasion pour essayer furtivement les autres vêtements. Mélissa est brusquement interrompue par la voix de Nadège, la faisant sursauter et provoquant un accroc à l’habit qu’elle porte.

Curieuse, Mélissa entre dans le salon et aperçoit Nadège, et sa fille, SARAH. Mélissa entend Nadège commander deux robes auprès de Céline pour un événement imminent auquel elle et sa fille doivent assister. D’abord réticente, Céline refuse à cause du peu de temps qu’elle a, mais finit par céder sous la pression de Nadège.

Après leur départ, Mélissa, espérant que sa mère tiendra sa promesse, lui demande si elles feront la robe ensemble. Céline, fatiguée et sur les nerfs, lui répond que la robe se fera lorsqu’elle aura du temps.

Le lendemain, Céline entre brusquement dans la chambre de Mélissa et l’accuse d’avoir dérobé des affaires de couture. Après avoir ouvert le coffre de sa fille, Céline s’interrompt, confuse. Elle récupère son matériel. Mélissa, gênée, avoue qu’elle voulait seulement l’aider. Céline comprend et assure à sa fille qu’elle lui fera savoir lorsqu'elle aura besoin d'elle.

Plus tard, la robe de Nadège étant bientôt achevée, Céline demande à Mélissa de l’aider en prenant ses mesures. Heureuse, Mélissa suit sa mère dans le dressing où cette dernière lui demande d’attraper un carton. Mélissa, excitée, se rend compte que sa mère récupère deux étiquettes, ce qui la réjouit encore plus.

Le soir, Céline termine de border Mélissa qui lui demande de rester. Céline, attendrie par sa fille, doit refuser pour aller travailler. Mélissa s’endort. Plus tard dans la nuit, le bruit de la machine à coudre réveille la jeune fille. En se levant, elle découvre sa mère en train de travailler un tissu bleu roi, enthousiasmant Mélissa.

Le lendemain matin, Mélissa entre dans le salon pendant que Céline termine la robe. Sa mère quitte la pièce, commandes en main.

Pendant que sa mère se fait couler un bain, Mélissa entre discrètement dans le dressing. Envoûtée, elle y aperçoit la robe bleue. Alors que Mélissa admire la robe, elle y découvre une étiquette au nom de Sarah, ainsi qu’un cintre vide où est accroché une étiquette à son prénom. Bouleversée et trahie, Mélissa, dans un accès de rage, déchire la robe.

Céline surprend sa fille qui tente de fuir. Elle lui saisit le bras mais l’enfant parvient à s’en extraire, laissant Céline effondrée devant la robe déchiquetée. Mélissa la regarde mais Céline, accablée, lui crie de sortir.

Furieuse, la jeune fille s’enfuit dans sa chambre et jette ses affaires. En reprenant son calme, Mélissa entend sa mère quitter le dressing, hésitant elle aussi à sortir.

Le soir, Mélissa se rend dans le salon et aperçoit sa mère en larmes, attablée et tentant de recoudre la robe. Prise de sanglots, Céline s’interrompt et jette la robe loin d’elle. Ne supportant plus de la voir ainsi, Mélissa, pleine de culpabilité, s’approche et ramasse un morceau de la robe déchirée. Elle le tend à sa mère, qui, confuse et émue, la regarde. Se regardant avec beaucoup de regrets, Céline et Mélissa s'enlacent tendrement. Céline prend Mélissa sur ses genoux et, ensemble, réparent la robe.

Note d'intention

Note d'intention d'auteur

Ce court-métrage dresse un portrait de personnages, et plus précisément sur la relation entre une mère et sa fille. A travers Mélissa, j’aimerais exprimer l’amour et l’admiration que j’éprouve envers ma maman. Petite, il était rare que nous arrivions à partager du temps toutes les deux, et je lui en voulais. Son travail prenait le pas sur notre quotidien, faisant qu’elle était sans cesse occupée. Ce n'est que bien plus tard où j'ai compris que ces sacrifices étaient, en réalité, une autre forme d'amour. C’est pourquoi j’aimerais faire résonner notre relation avec celle de Céline et Mélissa, et d’y partager l’importance que sont nos proches.

Pour cela, il m’est important de présenter aussi bien un climat d'attachement que la difficulté à entretenir une relation. Ici, la couture agirait dans cette dualité. Elle serait une tentative de créer un lien, une occasion pour Mélissa d’entrer dans l’univers de sa mère. Mais, elle serait aussi le motif de séparation, où elle se doit d’être chronophage. En cela, j’aimerais apporter une double perception, celle de l’attente d’une enfant par rapport à l’impuissance d’une mère à fournir du temps. Ceci se renforcera quant à la présence d’une autre figure de relation mère-fille, qui incarnera ce que Mélissa désire : être une fille bien apprêtée qui ne manque de rien et ayant une relation fusionnelle avec sa mère.

Enfin, il s’agit d’une histoire qui ne rentre pas dans une temporalité précise, mais qui sera portée dans une veine des années 60, rendant compte de l’authenticité et du caractère essentiel des objets. N’étant pas dans un cadre temporel défini, le court-métrage permet de rendre commun la relation entre Mélissa et Céline, d’en faire une représentation intemporelle, laissant la possibilité à chacun de se reconnaître en elles.

Note d'intention de réalisation

Au regard de cette enfant qui n’a pas le choix de grandir, j’aimerais que sa sensibilité soit prédominante. C’est pourquoi l’extrait de Baudelaire dans Le Peintre de la vie moderne participe au point de vue que je veux donner : “L’enfant voit tout en nouveauté, il est toujours ivre (...). C’est à cette curiosité profonde et joyeuse qu’il faut attribuer l’oeil fixe et animalement extatique des enfants devant le nouveau, quel qu’il soit, visage ou paysage, lumière, dorure, couleurs, étoffes chatoyantes, enchantement de la beauté embellie par la toilette”.

Par là, j’aimerais prôner la question du point de vue de l’enfance quant à la beauté des choses. J’aimerais adopter la posture de Mélissa en voyant les habits qu’elle n’a pas. Elle sera entourée d’affaires : sobres, écrues, et simples ; contrastées par la richesse de textures et de couleurs des habits de la clientèle. Ce qui apportera un aspect précieux, luxueux, et désirable. Cette idée de désir se concrétisera à travers la robe que Mélissa aspire posséder : une robe bleue roi, proche du bleu Klein. A contrario des autres vêtements, la robe se démarquera par son aspect saturé et satiné, traduisant l’envoûtement que Mélissa ressent à travers la vibration et le magnétisme de la couleur.

Cette notion de sensation prendra également place par des captations serrées afin de déceler l’atmosphère, les gestes et la matière que perçoit Mélissa. L’image, à la manière d’une pellicule, aura une texture, un grain, corroborant au fantasme que se fait Mélissa sur sa vie. Il s’agit là de donner l’impression de pouvoir toucher l’image afin d’être au plus proche de sa perception.

Au-delà de l’aspect visuel, les vêtements joueront un rôle narratif dans l’évolution du personnage : d’abord insouciante et libre de tout jugement, Mélissa exprimera peu à peu un désir d’être remarquée, avant de parvenir à une forme de sagesse et de maturité.

Pour ce qui est de la relation entre Céline et Mélissa, le décor y tiendra une place importante. En concentrant l’action dans un seul endroit, le court-métrage permettra de mettre en évidence la place de Mélissa vis-à-vis de sa mère, ainsi que la présence du travail qui empiète l’espace de leur relation. Il renforcera donc l’écart physique qui peut exister entre celles-ci, tout en soulignant la difficulté de la jeune fille à se rapprocher de sa mère.

Pour conclure, ce projet se veut une histoire empreinte de délicatesse et d’émotion, où chaque silence, chaque geste, chaque regard révèle des sentiments profonds souvent tus. Mon ambition est de rendre palpable la fragilité des liens humains et la beauté de ces instants suspendus, où tout se dit sans un mot.

Extrait de la continuité dialoguée

9. CHAMBRE – INT/NUIT

Mélissa est allongée dans son lit. Elle ne quitte pas des yeux sa mère. Celle-ci est assise sur le lit et termine de la border.

Céline commence à se lever.

Mélissa attrape sa main.


MELISSA

Est-ce que tu peux rester ?

Elle attend une réponse en bâillant, les yeux mi-fermés.

Céline regarde leur main, la serre et la détache.


CÉLINE(regardant Mélissa)

Je dois d’abord finir quelque chose.

Céline se lève.

Mélissa, les yeux fermés, le sourire aux lèvres, se blottit dans les draps.


MELISSA

Merci maman.

Céline couve des yeux l’enfant et éteint la lampe. Elle se dirige sur le pas de la porte et ferme la pièce.


(ellipse)

La machine à coudre retentit en hors champ sonore.

Mélissa ouvre les yeux et se lève.

Matériel de tournage disponible

Liens utiles et informations complémentaires

Remerciements

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