Nuisibles

Horreur - Unitaire - Fiction
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Présentation

Pitch

Dimitri est sujet à des terreurs nocturnes. Une nuit, deux étrangères pénètrent dans son appartement. Elles sont déterminées à s’installer chez lui et ne jamais partir.

Postes recherchés

Producteur/trice

Réalisateur/trice

Comédiens

Techniciens son et lumière

Matériel et accessoires recherchés

Dates et lieux de tournage

Stade actuel d'avancement

Scénario terminé

Synopsis

Une ombre apparaît dans la nuit tandis que DIMITRI est profondément endormi. Il se réveille brusquement, tiré d’un terrifiant cauchemar.


Les jours se succèdent et DIMITRI alterne entre travail, insomnie puis terreurs nocturnes. Une première nuit, il pense que quelqu’un essaye de rentrer chez lui. Mais ce n’est que le voisin qui s’est trompé d’étage. Puis une autre nuit, plusieurs coups à la porte d’entrée tire DIMITRI d’un sommeil profond.

Dans le couloir, attendent deux GITANES, déterminées à entrer chez lui.

DIMITRI ouvre, GITANE 1 lui supplie de les laisser entrer. Sa sœur, GITANE 2, est enceinte. Toutes les deux disent vouloir un refuge. DIMITRI les chasse et referme la porte, pas complètement. Le pied de GITANE 1 bloque la porte. Il insiste et parvient à s’enfermer de nouveau. Derrière la porte, les GITANES ont subitement disparu.

DIMITRI retourne se coucher et essaye de retrouver le sommeil. Un bruit le perturbe. Il se lève à nouveau, s’approche de la porte d’entrée et constate avec effroi que les deux GITANES démontent sa serrure à l’aide d’une visseuse. DIMITRI sait maintenant qu’elles sont venues envahir son espace privé et prépare à défendre son appartement contre l’invasion. DIMITRI se précipite dans le salon cherchant un meuble pouvant servir à barricader la porte. Il s'attarde sur son meuble télévision assez massif et entreprend de le traîner jusqu'à la porte.

Mais la porte est déjà grande ouverte et les GITANES ne sont déjà plus là. Il se doute de l’endroit où elles se trouvent. Dans la cuisine, il se saisit d’un couteau et avance d’un pas lent et tremblant vers sa chambre. Il les trouve là, GITANE 2 allongée sur son lit pendant que GITANE 1 veille sur elle. DIMITRI et GITANE 1 s’affrontent du regard. Il est prêt à abattre son couteau mais elle l’en empêche d’une manière presque hypnotique. Il lâche le couteau au sol et obéit lorsqu’elle lui ordonne de sortir.

DIMITRI se précipite au salon, se saisit du téléphone et compose le numéro de la police. Toutes les lignes sont occupées. Il tente un autre numéro. Le service est saturé. Derrière lui, les deux GITANES surgissent tout à coup. GITANE 1 lui demande de lui faire un café et commande également pour sa sœur un thé. DIMITRI ne sait pas quoi répondre et se contente de s’exécuter, terrifié à l’idée que la situation ne puisse dégénérer. De retour dans la cuisine, pendant qu’il prépare le café, une nouvelle idée lui traverse la tête. Une tentative désespérée pour retrouver son logement et expulser les deux étrangères. Il saisit d’un autre couteau, plus furieux que jamais et fend l’air avec la lame, les faisant reculer toutes les deux. Elles finissent par s’enfuir dans le couloir sombre et silencieux.

DIMITRI les suit pour s’assurer qu’elles disparaissent. Toutes les deux s’en vont vers les étages du dessus qu’il peine à distinguer dans l’obscurité. Il sonne chez son voisin mais personne ne répond. L’immeuble semble inhabité.

Il monte les escaliers, le couteau toujours bien en main. Un étage plus haut, il distingue un bruit dans la cage d’escalier qui le fait frémir puis deux ombres qui se précipitent sur lui et le pousse dans les escaliers. Il dévale les marches en arrière et le choc des marches contre sa tête lui fait perdre connaissance.

Lorsqu’il se réveille, DIMITRI retourne en direction de son logement. Il constate avec effroi que sa porte d’entrée a totalement disparue. Lorsqu’il entre, le choc est encore plus intense. Toutes ses portes ont disparu. Dans le salon, il trouve les deux GITANES, cette fois-ci accompagnées de deux autres personnes ; des HOMMES. Tous les quatre s’approchent de lui, l’air menaçant. DIMITRI recule dans le couloir de son entrée. De toute part des personnes pénètrent dans le petit couloir et se saisissent de lui.

DIMITRI est jeté hors de son immeuble. La porte se referme sur lui. Il erre quelques instants dans les rues de son quartier puis à un croisement, il distingue quelqu’un attendant assis sur un arrêt de bus. Il s’approche de la personne. La conversation s’engage. L’HOMME lui demande pourquoi il a mauvaise mine et DIMITRI lui raconte sa mésaventure. L’HOMME lui demande si ce qu’il vient de lui arriver est en lien avec sa profession. A partir de ce moment-là, on comprend que les deux hommes semblent se connaître. On en sait plus sur DIMITRI. Ce dernier travail dans un centre administratif au service de l’immigration. Il est chargé de valider les avis d’expulsions. On n’en sait pas plus sur son degré de xénophobie. Il avoue simplement qu’il s’agit d’un travail aliénant où il ne fait pas vraiment attention qu’il a affaire à des humains.

L’HOMME l’interroge sur ses terreurs nocturnes, à la manière d’un psychologue. En réalité, DIMITRI émerge de son sommeil dans le cabinet d’un psychologue qui se trouve être le même homme. On sait qu’il le consulte régulièrement. Avant de partir le PSYCHOLOGUE lui conseille de créer du lien avec des personnes étrangères, étendre son champ de relation social. Cela pourrait lui être bénéfique pour guérir de ses terreurs.

Lorsqu’il sort du cabinet, DIMITRI passe devant une VIEILLE FEMME tenant une pancarte en carton. Elle a l’aspect d’une gitane. DIMITRI avance sans la regarder. S’arrête un instant puis se retourne.

Note d'intention

Nuisibles est un court-métrage horrifique.


L’idée du scénario se base sur un cauchemar que j’ai fait il y a plus de deux ans et qui me marque encore aujourd’hui. Je suis tiré de mon sommeil par plusieurs coups contre ma porte d’entrée et deux femmes accoutrées comme des gitanes me demandent de leur ouvrir la porte. Elles finissent par pénétrer de force chez moi en démontant ma porte avec une visseuse.

Ce type de cauchemar est lié à la peur qu’une personne étrangère vienne subitement envahir notre espace personnel. C’est une peur commune à tous, même si peu de gens se l’avouent. J’ignore encore pourquoi il s’agissait de deux gitanes mais mis dans un autre contexte, dans l’actualité politique du moment, je me suis dit que cela pouvait faire l’objet d’un court métrage intéressant sur les terreurs d’un homme pris dans les rouages du système, exécutant un travail peu glorieux.


Si la question de l’immigration est posée comme un contexte générale pouvant justifier le cauchemar de cet homme chargé de valider les avis d’expulsions de migrants, je voulais évoquer un sujet qui me fascine et me terrifie depuis quelques temps : la paralysie du sommeil.

Dans les cas les plus extrêmes, la victime pense qu’une ombre menaçante fait irruption dans sa chambre avec l’intention de l’attaquer. Dans le scénario, Dimitri matérialise dans ses cauchemars la peur d’une invasion venue de l’étranger. Une peur qui durant les années 50 ont inspirés bon nombres de scénarios pour des films fantastiques ou de science-fiction (Bodysnatcher, La chose d’un autre monde entre autre). Et c’est sur ce thème-là, que j’ai voulu travailler mon histoire.


Le scénario comporte peu de dialogue et se caractérise par un enchainement de situations menant jusqu’au dénouement. Je destine ce scénario à une réalisation pouvant faire ressortir à l’écran nos peurs ancestrales.

Pendant l’écriture, j’avais en tête quelques fragments d’images tirés de films de John Carpenter et de Dario Argento durant leur période année 80.


La scène du cauchemar de Dimitri où il est expulsé de son appartement est une référence directe à Mother de Darren Aronofsky dont les théories autour de ce film sur la création, l’Eden perdu et la terre souillée par la surpopulation m’ont beaucoup plus.


Le presque huis clos et le nombre restreint de personnages en fait un court-métrage peu coûteux et ne nécessitant que peu d’effets.

Extrait de la continuité dialoguée

10.INT.APPARTEMENT/COULOIR/SALLE DE BAIN/CUISINE/SALON/CHAMBRE.NUIT
Il court à travers toutes les pièces pour allumer toutes les lumières puis rentre de nouveau dans sa chambre. Il ouvre son armoire, inspecte le dessous de son lit et retourne au lit. Il se couvre intégralement avec ses couvertures. Il peut sentir son cœur faire des bonds dans sa poitrine.

DIMITRI

(s’apaisant progressivement)

C’est qu’un cauchemar. C’est qu’une saloperie de cauchemar. Personne ne te veux du mal Dimitri. Les démons n’existent pas. Tout le monde t’aime. Tu fais pas un boulot extra mais tu le fais bien. Au bureau,c’est toi le chef! Alors tu vas pas te laisser impressionner par une ombre à la con. Qui a peur de son ombre de nos jours? Hmmm... Après tout, les lumières sont allumées. Il ne se passe jamais rien quand les lumières sont allumées.
Sa respiration se fait de plus en plus normale. Il ferme les yeux.

11.INT.APPARTEMENT/CHAMBRE.FIN DE MATINEE
La lumière est toujours allumée. Une sonnerie de téléphone retentit. DIMITRI se réveille brutalement. Il regarde alternativement le petit chevet où est posé son téléphone et l’heure "10h52".

DIMITRI

(affichant sa joie)

La nuit est finie!

Matériel de tournage disponible

Liens utiles et informations complémentaires

Remerciements

En développement