Hexe

Fiction - Drame
Image de Hexe

Présentation

Pitch

Au XVIIe siècle, une épidémie décime un village alsacien. Alors qu’une jeune orpheline aide une guérisseuse mystérieuse à endiguer l'épidémie, elle attire le rejet de ses pairs. La paranoïa du village va alors prendre des proportions inhumaines lorsqu'un inquisiteur étranger prétend être en mesure de désigner le coupable de tous les malheurs. 

Postes recherchés

------------------ Équipe technique ------------------

  • Storyboarder | (recherche en cours)
  • Chef-décorateur/Cheffe-décoratrice | (rechercher en cours)
  • Chef-costumier/Cheffe-costumière | (recherche en cours)


----------- Comédiens/Comédiennes/Figurants/Figurantes ----------

  • Jeune Femme [14-18 ans] : pour interpréter notre personnage principale ; une jeune femme discrète, généreuse, en quête d'une figure affective. 
  • Homme [40-55 ans] : pour jouer un homme de foi convaincu, inquisiteur venu apaiser les tensions sociales armé d'un livre... le Malleus Maleficarum. 
  • Jeune Homme [14-18 ans] : pour interpréter un jeune homme dont la morale est tiraillé entre l'opinion commune et son amour pour le personnage principal. 
  • Femme [>30 ans] : pour donner vie à une femme aveuglée par le deuil et qui cherchera à se venger.
  • Homme [18-30 ans] : jeune religieux dont la foi est mise à l'épreuve. 

De nombreux comédiens et comédiennes sont recherchées afin de donner vie au village. Tous profils étudiés. 

Dates et lieux de tournage

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                |Tournage envisagé fin 2020 - Alsace|

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Stade actuel d'avancement

|Écriture : 100 % | | Corrections : en cours |

| Elaboration des visuels : en cours |

| Recherche de financement et plan de financement : en cours |

| Recherches de partenaires : en cours |

    Esquisse d'une note d'intention

    L’Image-moteur : le contraste des éléments

    Alors qu’elle hurle de douleur, des larmes naissent sur les joues de notre protagoniste alors qu’elle réalise que son sort n’est pas malheureux mais qu’elle sera - une unique fois, proche de celui qu'elle aime. Le feu est pour les uns la manifestation la plus inhumaine de leurs peurs, de leur rejection et méfiance ; pour elle, le feu incarne son désir enfin assouvi.

    Le projet de ce film est né de cette première image. J’entends ici m’appuyer sur le sens plus irréel du mot Image et avouer que ceci m’est venu, non pas en mots, mais sous forme d’une étrange sensation où l’esprit voit plus de couleur qu’il ne peut en décrire : une jeune femme brûle, accusée d'être une sorcière.

    Hexe est le développement d’une histoire, celle de cette jeune orpheline, de l’amour qu’elle cherche, de son propre désir qu’elle cherche à comprendre et à dompter mais surtout, de l’incompréhension qui rend l’homme violent. Le projet de ce film répond à la volonté – non pas de raconter cette image mais de la faire vivre. Cette image-ci ne peut être rapportée mais doit être vécue – elle doit donner lieu à une expérience que seul le cinéma peut apporter.

    L’universel et l’intime

    Alors que je recherchais la matière nécessaire pour forger l’univers et le contexte social dans lequel évoluerait notre héroïne, je me suis retrouvé confronté à la barbarie d’une époque : celle du XVIIe et des campagnes malheureuses.

    La violence des éléments et celle de la vie quotidienne cristallise une lutte où la survie est une affaire de tous. Le film doit refléter bien plus que la fragilité de notre jeune héroïne mais celle d’une société et de ses convictions.

    Les pestes, la famine, l’occultisme constituent la toile de fond de notre histoire : il s’agit de peindre une société en décomposition, friable et facilement manipulable par ceux qui entendent instrumentaliser les peurs.

    Il ne s’agit pas ici de fournir un essai politique mais de peindre l’instant précis où la peur prend le dessus et où la foi cesse d’être un modèle spirituel (l’eau) pour devenir un imaginaire héroïque (le feu) formulé à l’encontre de ceux ou celles qui nous effraient – ceux que nous ne comprenons simplement pas.

    La chasse aux sorcières et son imaginaire, instrumentalisés par quelques ouvrages misogynes – cf. Malleus Maleficarum - que l’invention de l’imprimerie propulsent entre les mains de tous, est le récit des vainqueurs et des bourreaux. Il est le reflet d’une époque en crise spirituelle.

    Mais ne l’oublions pas : notre histoire est celle d’une jeune orpheline cherchant sa place dans un monde en crise. Devant le récit universel – le vertige d’une époque insondable, doit se jouer l’histoire la plus intime qui soit : celle d’une jeune femme cherchant sa place dans le monde. Notre film ne doit pas être une fresque historique, à savoir une peinture objective d’une persécution, mais la simple histoire d’une jeune femme cherchant à se faire accepter et à comprendre ses propres désirs.

    Le mythe

    Tout mythe est un récit des origines et le récit d’une persécution – le mensonge des bourreaux, nous dit René Girard.

    La puissance des mythes me fascine – toujours didactiques, ils contiennent les germes d’une vérité qu’ils feignent de masquer sous le verni fictionnel ; ils n’en restent pas moins obscurs et sans cesse à réinterpréter, à décoder. Éminemment subversifs, les mythes appartiennent au dionysiaque : je veux un récit, une photographie, une ambiance bactérienne qui contaminerait le spectateur.

    C’est ici que la forme de notre film doit épouser son parti-pris diégétique : nous forgerons un récit dont la pointe de fantastique devrait questionner nos propres inclinations à condamner ce que nous ne comprenons pas. Nous devons saisir cette histoire non pas à partir de ce qui est raconté mais par le même vertige qu’elle suppose.

    De l’Image à l’écran

    Ce film donc, nous donnerait l’occasion de suivre cette jeune orpheline à travers un monde en crise. Pour cela, l’essence même du projet doit partir des sens et de la subjectivité naïve d’une jeune femme isolée. Notre protagoniste ne comprend pas ce qui lui arrive et seule l’expérience cathartique pourrait nous amener, nous spectateurs, à comprendre l’Image-clef – celle qui noue violence et désir ; souffrance et soulagement.

    Nous devons suivre ce personnage et porter avec elle le poids des regards, ressentir l’isolement, la perte d’un guide spirituel pour dépasser la seule compréhension et toucher l’émotivité ; ainsi espérer formuler une empathie à son insu. Phénomène de catharsis évoqué – celui-ci trahit la manière dont j’aborde ce personnage : tantôt séduit, tantôt révulsé, je cherche à réaliser ce film à partir de la fascination – teinté d’incompréhension que m’évoque l’Image-clef à l’origine de ce projet.

    C’est pourquoi reconstruire le monde qui l’entoure, pénétrer son intimité et forger son histoire de manière quasi-palpable - en images et en sons - me semble la seule manière de transmettre mon vertige.

    Ce que j’entr’aperçois à l’aube de ce projet est l’image brute et lacunaire d’une jeune femme isolée et méprisée ; d’une population méfiante et souffrante ; d’une doxa aveuglée par la peur. Il nous reste à toucher cette image en son sein : non pas à partir de son intelligibilité apparente mais à partir de la matière filmique… Je veux vivre un bout de son histoire et expérimenter son existence.

    Ce que nous devons faire, c’est l’expérience de son parcours. Vivre au même rythme qu’elle. Pour ressentir le moment-clef, nous devons faire le chemin avec elle. Le chemin d’une jeune femme marginalisée à l’époque d’une défiance sociale – fruit et exemple-type de la persécution élevée par l’ignorance et la peur.


    Liens utiles et informations complémentaires

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    Tableau :“La sorcière”, huile sur toile de Jean-François Portaels Vilvorde,1818.

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    //// Quelque soit votre intérêt ou votre fonction, n'hésitez pas à me contacter, le projet se monte progressivement, ainsi que l'équipe ! ////

    Contact : kevinworinger.pa@outlook.fr 

    En développement