Présentation
Pitch
Un petit vélo est adopté par une famille moderne et aimante qui se révèle rapidement être une organisation de maltraitance et d’humiliations. Arrivera-t-il à se libérer de sa condition ? Surmontera-t-il le désespoir dans lequel l’enfant le plonge en le narguant avec sa trottinette ?
Dates et lieux de tournage
Février - mai 2026
Stade actuel d'avancement
Terminé
Note d'intention
Dring est en apparence un film coming-of age, à la différence que le personnage principal est un vélo plutôt que l’enfant qui le conduit. Notre décision de prendre un objet comme protagoniste repose sur une envie de réaliser un film burlesque, se rapprochant presque du cartoon. Avec un vélo, les moyen de communication se basent donc sur des mouvements de pneus en gros plan mais également sur un répertoire de sons : une sonnette, des pneus crissant ou encore une chaîne qui déraille.
Au départ chouchouté, il sera vite maltraité puis abandonné au bord d’une aire d’autoroute comme le sont de nombreux animaux tous les ans, dont le chien qui se retrouve être son compagnon. Dans leur solitude, les deux comparses finiront par être recueillis par des hippies, représentant une jeunesse compatissante.
Avoir un objet comme personnage principal est donc d'abord un enjeu vis-à-vis de l’attachement émotionnel que peut ressentir le spectateur, qui peut vite se prendre d’affection et de peine pour ce petit vélo sans défense que la vie va venir chambouler.
Le message que veut faire passer le film est alors celui de la maltraitance animale et de l’abandon. En offrant un vélo à leur enfant, la famille prend une décision sans penser aux conséquences et aux obligations qui en découleront. Le spectateur ne peut alors qu’imaginer ce que le chien a pu vivre, en le mettant en lin avec la vie du petit vélo dans la dernière séquence.
Extrait de la continuité dialoguée
À côté du vélo se trouve une caisse à outils qui déborde. Une ampoule accrochée à un fil sans abat-jour est la seule source de lumière. Il y a des petites flaques d’eau un peu partout par terre. BENOÎT, qui essaye d’accrocher des petites roues au petit vélo, s'énerve.
BENOÎT, grognant
Sale gosse. Je lui fait des cadeaux toute la journée et voilà comment il me remercie.
(s’adressant à une vis)
Putain, mais enfonce-toi non !?
LE PETIT VÉLO, crissant de douleur
Quick, quick.
La vis tombe du plan de travail. BENOÎT s’énerve encore plus et se penche pour la ramasser.
BENOÎT, hurlant
MAIS PUTAIN DE MERDE, RESTE LA TOI !
Il ramasse la vis et essaye de la remettre à sa place en donnant des coups dans le vélo pour la forcer à s’enfoncer.
BENOÎT, à chaque coups
Allez - rentre - là - dedans - putain !
Remerciements
Fanny Galan et Julia Laurenceau ; Anne-Catherine et Hugues Lecourt ; Axel et Louise ; Megan McCleod ; Chloé ; Manon et Karine Mougin ; Dany et Julie Tranquille.