Présentation
Pitch
Trois coups sur la porte d’entrée, Keith se redresse alors qu’il est entrain de peindre. Il se dirige vers la porte et vois glisser une lettre sous sa porte. C’est une convocation pour partir à la guerre au nom de Keith, signée, ministère de l’armement. Irène se retrouve seule devant une lettre de condoléances et un tableau inachevé censé représenter la paix. Elle comprend que son frère refusait toute arme autre que son pinceau. Plutôt que de céder à la colère ou au désespoir, elle choisit de reprendre son geste. En achevant le tableau, Sofia affirme une résistance intime : lutter contre la guerre par la paix.
Poste occupé
Chef Opérateur
Dates et lieux de tournage
7 janvier au 8 janvier.
Stade actuel d'avancement
Terminé
Synopsis
Depuis le décès de leurs deux parents dans un accident de
voiture, Irène et Keith vivent ensemble et seuls dans leur
maison familiale. Sous le choc du tragique événement Keith a
perdu son inspiration et Irène la joie de vivre.
Keith s’est donc résigné à peindre des portraits pour
arrondir les mois et Irène fait face à la solitude en
rédigeant sur commande des lettres d’amour.
Les deux inconsolables âmes ont trouvé un moyen de continuer
à vivre et combler le vide laissé par leur perte, seulement,
un nouvel événement agitera leur fleuve.
Le pays est en guerre depuis quelques mois, Irène et Keith se
sont engagé contre ce fléau, elle a s’est mise à rédiger des
pancartes contre la guerre et lui s’est a repris son pinceau
pour la première fois depuis des années tentent de réaliser un
tableau de paix.
Note d'intention
Prévert écrivait :
« Il pleut sans cesse sur Brest… c’est une pluie de deuil
terrible et désolée. »
Et Idir chantait : « Pourquoi cette pluie ? »
Barbara était le premier poème que me récitait ma mère j’ai
grandi avec cette idée : la guerre est la source originelle de
la souffrance, il n’y a que dans ce contexte que la pluie,
plutôt que de nourrir elle détruit et abîme tout sur son
passage.
Dans ma famille, cette pluie a existé.
Mon grand-père est mort très jeune après des années de
détention politique, et ma grand-mère, Haja Zahra, a participé
à la résistance à sa manière.
Mais ce n’est pas l’Histoire qui m’a nourri : c’est leur façon
d’en parler, ou de ne pas en parler.
Ma grand-mère ne racontait pas la guerre, elle racontait les
gens : Ahmed le menuisier, Omar le tailleur…
Des artisans, des voisins, des amis que la guerre avait volé.
Jamais elle n’a parlé de haine, ni de vengeance.
Jamais d’un pays contre un autre.
Ce qu’elle racontait, c’était la perte.
Et ce qu’elle transmettait, c’était la dignité.
C’est dans ce silence-là que mon film est né.
Dans ce besoin de dire que la guerre ne se résume pas aux
dates, aux uniformes, aux frontières.
Elle commence souvent dans des endroits minuscules : un linge
qui ne sera plus étendu, un repas préparé pour une chaise
vide, un pinceau posé pour toujours.
Mahmoud Darwich écrivait :
« La souffrance commence quand la femme délaisse le fil du
linge et se contente de la propreté du drapeau. »
Pour moi, ce vers dit tout : la guerre transforme la vie
intime avant de transformer la géographie.
Et ce sont souvent les femmes qui portent cette bascule
silencieuse.
Casus Belli raconte cette bascule à travers une histoire
simple :
une femme reprend le pinceau d’un être aimé que la guerre lui a pris.
Elle continue un geste interrompu — non pas pour effacer la
douleur, mais pour affirmer une forme de paix personnelle,
fragile et obstinée.
Noms des participants
Aiman Sbai : Réalisateur
Antoine Tieth : Chef Opérateur
Emile Girodon : Assistant Réalisateur
Raphaël Isacco : Electro
Diane Blameble : Cadre
Hugo Muckensturm : Son
Timothé Basselin : Son
Romane Hazard : Scripte
Nilane Gueye : Productrice
Agathe Devillier : Monteuse
Clément Chenaie : Monteur
Emmy Bouclet : Plasticien MQFX
Léna Airault : Plasticien MQFX
Remerciements
EICAR PARIS