Présentation
Je suis étudiant en deuxième année de montage vidéo à MJM Graphic Design Strasbourg et passionné par le cinéma et l’audiovisuel. Je m’intéresse particulièrement au montage et à la narration par l’image et le son.
J’aime travailler sur des projets de fiction comme de documentaire, avec une attirance particulière pour le fantastique, l’horreur, la science-fiction, la comédie et les univers possédant une forte identité visuelle. Je suis également très sensible au rythme, à l’atmosphère, au cadrage et à la manière dont le montage peut transformer la perception d’une scène.
Curieux et désireux de progresser, je cherche à multiplier les expériences de tournage et de postproduction afin de développer davantage mes compétences et construire progressivement mon propre univers artistique.
Mes expériences
Au cours de ma formation et de mes projets personnels, j’ai déjà eu l’occasion de réaliser plusieurs projets audiovisuels, aussi bien en fiction qu’en documentaire.
L’année dernière, j’ai réalisé mon premier court-métrage de fin d’année, intitulé Odyssée glaciale. Ce projet m’a permis de découvrir concrètement les différentes étapes de fabrication d’un court-métrage, de la préparation jusqu’au montage final, tout en développant ma manière de raconter une histoire par l’image et le rythme.
J’ai également réalisé un documentaire consacré à RADOUGA, une association culturelle russophone basée à Strasbourg. Ce projet s’est notamment construit autour d’une interview de sa directrice et m’a permis de travailler sur la préparation des questions, le tournage, le cadrage, la conduite de l’interview ainsi que le montage. J’ai également filmé l’association dans son environnement et capté plusieurs des activités qu’elle proposait, afin d’illustrer concrètement son fonctionnement et la diversité de ses actions.
J’ai par ailleurs réalisé un autre documentaire consacré au salon de coiffure La Boîte à Cheveux, à Strasbourg. Là encore, j’ai assuré une grande partie du projet en autonomie, notamment la préparation de l’interview, le tournage et le montage qui n'est pas encore terminé. Cette expérience m’a aussi permis de mieux comprendre les contraintes techniques d’un tournage en conditions réelles, notamment en ce qui concerne la mise au point, le cadrage et l’adaptation à un lieu professionnel.
Ces différentes expériences m’ont permis de développer progressivement mon autonomie, ma capacité d’adaptation sur un tournage et mes compétences en montage et en réalisation.
Ma formation
Je suis actuellement étudiant en deuxième année de montage vidéo à MJM Graphic Design Strasbourg.
Ma formation me permet de développer progressivement mes compétences dans les différents domaines de la postproduction audiovisuelle, notamment le montage, le rythme narratif, la construction d'une séquence, le travail du son, l'étalonnage et plus largement la manière dont le montage participe à la narration et à l'émotion d'un film.
J'utilise principalement Adobe Premiere Pro pour le montage et Adobe After Effects pour certains travaux d'effets visuels, d'animation, de compositing ou de traitement de l'image.
Au cours de ma formation, je suis amené à travailler sur différents types de projets audiovisuels : fiction, documentaire, interview, formats courts et projets personnels. Ces expériences me permettent de développer à la fois ma maîtrise technique et ma réflexion sur la mise en scène, le cadrage, le son et la narration.
Je m'intéresse particulièrement au montage de fiction. J'aime réfléchir à la manière dont le choix d'un plan, sa durée, son enchaînement avec le suivant ou encore l'utilisation du son peuvent complètement modifier la perception d'une scène.
Ma formation m'amène également à réaliser mes propres projets. Je cherche progressivement à développer un univers personnel, avec un intérêt particulier pour le fantastique, l'horreur, la science-fiction, la comédie et les récits possédant une forte identité visuelle.
Mon objectif est de continuer à approfondir mes compétences en montage et en postproduction tout en acquérant davantage d'expérience sur des tournages et des projets audiovisuels professionnels.
Mes goûts et convictions
Mes goûts cinématographiques sont très éclectiques. Je m'intéresse aussi bien au cinéma classique qu'au cinéma contemporain, au cinéma d'auteur qu'au cinéma populaire, et particulièrement à la science-fiction, au fantastique, à l'horreur, à la comédie, à l'animation, au documentaire et au cinéma d'aventure.
Je suis particulièrement attiré par les œuvres qui possèdent une identité visuelle forte et un univers immédiatement reconnaissable. J'aime les réalisateurs qui accordent une véritable importance à la composition des plans, aux décors, aux couleurs, au rythme, au montage, au son et à l'atmosphère générale d'un film.
Le fantastique, la science-fiction et l'horreur occupent une place importante dans mes goûts parce qu'ils permettent de dépasser les limites du réel. J'aime lorsque ces genres créent des mondes possédant leurs propres règles, mais aussi lorsqu'ils utilisent l'étrange, le surnaturel ou l'imaginaire pour parler de sujets profondément humains ou sociaux.
Je suis également très sensible au burlesque, à l'absurde et à l'humour visuel. Depuis les comédies classiques jusqu'aux dessins animés qui ont marqué mon enfance, j'apprécie les histoires dans lesquelles une situation très simple peut progressivement devenir complètement chaotique. Le rythme, les réactions des personnages, le montage et les bruitages peuvent parfois être aussi importants que les dialogues.
J'aime particulièrement les personnages atypiques : les anti-héros, les marginaux, les solitaires, les personnages excentriques ou ceux qui refusent simplement de correspondre à ce que la société attend d'eux. Ce sont souvent ces personnages qui permettent de porter les histoires qui me marquent le plus.
L'animation a également beaucoup influencé ma culture visuelle. Des séries comme Code Lyoko, Samouraï Jack, Martin Mystère, Le Monde incroyable de Gumball, Oggy et les Cafards, Les Zinzins de l'espace ou encore Star Wars: The Clone Wars ont contribué très tôt à mon intérêt pour les univers imaginaires, la science-fiction, les monstres, l'action, le fantastique et l'humour visuel.
Je ne considère pas qu'il existe une opposition entre cinéma populaire et cinéma d'auteur. Un film peut être spectaculaire, drôle ou accessible tout en possédant une véritable personnalité artistique et en abordant des sujets complexes. À mes yeux, ce qui compte avant tout est la sincérité de la proposition, la cohérence de l'univers et la capacité d'un film à provoquer une émotion ou à laisser une image durable dans l'esprit du spectateur.
Dans mes propres projets, j'aimerais développer cette même recherche : partir d'idées relativement simples et accessibles pour construire des œuvres possédant une atmosphère forte, une identité visuelle précise et une véritable personnalité. J'accorde beaucoup d'importance au travail de mise en scène et de montage, car je considère que le cinéma doit pouvoir raconter par l'image, le son et le rythme, et pas uniquement par les dialogues.
Je souhaite également continuer à découvrir des œuvres provenant d'époques, de pays et de mouvements cinématographiques très différents. Pour moi, développer sa culture cinématographique ne consiste pas seulement à accumuler des références, mais à comprendre les différentes manières dont les cinéastes utilisent l'image et le son pour raconter une histoire.
Mes genres
Formats
Type
Genre
Mes films et séries favoris
Ma cinéphilie est assez éclectique. Je peux être autant attiré par une comédie burlesque des années 1930 que par un film d'horreur, un drame social, une œuvre fantastique ou un film de science-fiction. Ce qui m'intéresse avant tout dans le cinéma, ce sont les films qui possèdent une véritable identité, qu'elle soit visuelle, narrative ou philosophique, et qui proposent un univers suffisamment fort pour rester en mémoire longtemps après le générique.
J'ai notamment une affection particulière pour les grandes comédies classiques. L'Explorateur en folie de Victor Heerman (1930) et Les As d'Oxford d'Alfred J. Goulding (1940) représentent pour moi un cinéma fondé sur le rythme, le burlesque, l'absurde et la personnalité des interprètes. J'apprécie cette manière de créer des situations extrêmement simples qui deviennent progressivement chaotiques. Ce goût pour l'absurde et le décalage se retrouve d'ailleurs dans des films beaucoup plus récents de ma sélection.
Le cinéma des années 1930 à 1950 occupe également une place importante dans mes références. Le Magicien d'Oz de Victor Fleming (1939) est l'un des films qui représentent le mieux, à mes yeux, la capacité du cinéma à construire un monde totalement différent du nôtre. À l'opposé, La Grande Illusion de Jean Renoir (1937), Sur les quais d'Elia Kazan (1954) et Douze Hommes en colère de Sidney Lumet (1957) montrent combien une œuvre peut être puissante avec des moyens relativement simples lorsqu'elle repose sur des personnages forts, des conflits humains et une véritable réflexion morale ou sociale. Douze Hommes en colère m'intéresse particulièrement pour sa capacité à créer une tension presque uniquement grâce aux dialogues, aux acteurs et à la mise en scène dans un espace restreint.
J'apprécie également les films qui mettent en scène des personnages en marge de la société ou refusant de se conformer à ce que leur environnement attend d'eux. Zorba le Grec de Mihalis Kakogiannis (1964), If.... de Lindsay Anderson (1968), Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971), L'Ami américain de Wim Wenders (1977), Ghost Dog : La Voie du samouraï de Jim Jarmusch (1999) ou encore Captain Fantastic de Matt Ross (2016) présentent, chacun de manière très différente, des individus confrontés aux règles d'un monde avec lequel ils entretiennent une relation conflictuelle. J'aime les personnages atypiques, les anti-héros, les solitaires, les marginaux ou difficiles à classer, car ils permettent souvent au cinéma de questionner la société qui les entoure.
Orange mécanique fait partie des films qui m'ont particulièrement marqué par leur mise en scène. Stanley Kubrick y construit un univers immédiatement identifiable par son utilisation de la musique, des décors, de la composition des plans et par une esthétique volontairement excessive. J'apprécie les réalisateurs capables de créer une identité visuelle reconnaissable presque instantanément.
Cette importance accordée à l'esthétique explique également mon intérêt pour Peau d'âne de Jacques Demy (1970), Ran d'Akira Kurosawa (1985), Opera de Dario Argento (1987), The Dark Crystal de Jim Henson et Frank Oz (1982), Labyrinth de Jim Henson (1986) ou encore Miss Peregrine et les Enfants particuliers de Tim Burton (2016). Ce sont des œuvres qui assument pleinement l'artifice du cinéma et construisent des mondes possédant leurs propres couleurs, leurs propres règles et leur propre atmosphère.
J'aime énormément le fantastique et les univers imaginaires, notamment lorsqu'ils utilisent des décors, des costumes, des marionnettes ou des effets pratiques. The Dark Crystal et Labyrinth représentent particulièrement bien ce que j'aime dans ce type de cinéma : la sensation de découvrir un véritable monde plutôt qu'un simple décor. L'Histoire sans fin de Wolfgang Petersen (1984), Le Guide du voyageur galactique de Garth Jennings (2005), John Carter d'Andrew Stanton (2012) et L'Odyssée de Pi d'Ang Lee (2012) participent également à cette fascination pour le voyage, l'aventure et la découverte de mondes extraordinaires.
Une autre partie importante de mes goûts concerne le cinéma étrange, macabre ou horrifique. J'apprécie autant l'horreur sérieuse que les films capables de mélanger peur, humour et extravagance. Hellraiser de Clive Barker (1987) m'intéresse pour son univers extrêmement particulier et sa conception presque mythologique de l'horreur. Le Silence des agneaux de Jonathan Demme (1991) repose davantage sur la psychologie, les personnages et la tension. Krampus de Michael Dougherty (2015) mélange quant à lui horreur, folklore et conte de Noël.
À l'autre extrémité du spectre, Les Clowns tueurs venus d'ailleurs de Stephen Chiodo (1988) est exactement le genre de film que j'apprécie pour son imagination et son absence totale de peur du ridicule. Son concept est volontairement absurde, mais le film le développe avec une véritable créativité visuelle. Cette liberté est quelque chose que j'aime beaucoup dans le cinéma de genre : partir d'une idée improbable et aller jusqu'au bout de celle-ci.
Je retrouve une démarche similaire dans le travail de Jan Švankmajer, notamment avec The Last Trick (1964). Son utilisation de l'animation, des objets, des textures et de techniques artisanales m'intéresse énormément. Son cinéma donne vie à des choses normalement inertes et transforme des objets ordinaires en éléments inquiétants ou absurdes. Cette frontière entre le réel, l'animation et l'étrange constitue pour moi une source d'inspiration importante.
J'aime également les films qui utilisent le cinéma de genre pour parler de la société. Invasion Los Angeles de John Carpenter (1988), Get Out de Jordan Peele (2017) ou Parasite de Bong Joon-ho (2019) montrent parfaitement comment un film peut être à la fois divertissant et porteur d'un véritable discours politique ou social. Leur force vient du fait que les idées ne remplacent jamais le cinéma : elles passent par les personnages, les situations, les décors et la mise en scène.
Cette dimension sociale est également présente dans des films comme Boyz N the Hood de John Singleton (1991), BlacKkKlansman de Spike Lee (2018) ou Green Book de Peter Farrelly (2018). Même s'ils adoptent des tons et des approches très différents, ils utilisent tous leurs personnages pour aborder des réalités sociales, historiques ou culturelles plus vastes.
J'apprécie par ailleurs énormément les films qui savent combiner plusieurs registres. The Big Lebowski de Joel et Ethan Coen (1998) est à la fois une comédie, une enquête absurde et le portrait d'un personnage totalement décalé. Babe, le cochon dans la ville de George Miller (1998) part d'un univers qui pourrait sembler enfantin pour créer quelque chose de beaucoup plus étrange, sombre et visuellement inventif. Les Dieux sont tombés sur la tête de Jamie Uys (1980) utilise quant à lui la comédie pour confronter différentes manières de percevoir le monde.
Même des films très populaires comme Independence Day de Roland Emmerich (1996) ou Space Jam de Joe Pytka (1996) occupent une place dans ma cinéphilie. Je ne cherche pas à opposer cinéma populaire et cinéma d'auteur. Un film peut m'intéresser pour sa mise en scène, pour son univers, pour son humour, pour les émotions qu'il provoque ou simplement parce qu'il représente une certaine conception du spectacle cinématographique.
Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore (1988) possède enfin une place particulière dans cette sélection parce qu'il parle directement de l'amour du cinéma, de la salle de projection, des souvenirs et de la manière dont les films accompagnent une vie. C'est probablement l'un des films qui représente le mieux ce que signifie pour moi être cinéphile.
Au fond, cette sélection montre surtout que je ne recherche pas un genre ou une époque précise. Je peux passer de Jean Renoir à Stanley Kubrick, de Jim Henson à John Carpenter, de Kurosawa à Jordan Peele, de Jacques Demy à Dario Argento ou de Sidney Lumet aux frères Coen. Ce qui relie tous ces films est pour moi leur personnalité.
J'aime lorsqu'un réalisateur prend des risques, lorsqu'un univers possède ses propres règles, lorsque la mise en scène raconte autant que les dialogues et lorsqu'un film parvient à être immédiatement reconnaissable. Je suis particulièrement attiré par le fantastique, l'horreur, l'absurde, la satire, les personnages marginaux et les œuvres qui utilisent l'imaginaire pour parler du réel.
Ce sont également ces qualités que je recherche progressivement dans mes propres projets : créer des histoires relativement simples mais possédant une atmosphère forte, une identité visuelle précise et une idée capable de rester dans l'esprit du spectateur.
L'animation occupe également une place très importante dans ma culture visuelle. Une grande partie de mon imaginaire s'est construite durant mon enfance à travers les nombreuses séries animées que je regardais à la télévision.
Parmi celles qui m'ont le plus marqué, je peux citer Code Lyoko, Capitaine Biceps, Les Mini-Justiciers, Atomic Betty, Danny Fantôme, La Famille Pirate, Foot 2 Rue, Foot 2 Rue Extrême, Galactik Football, Gormiti, Il était une fois… la Vie, Inspecteur Gadget, Johnny Test, Kim Possible, Larva, Le Laboratoire de Dexter, Les Supers Nanas, Le Monde fou de Tex Avery, Le Monde incroyable de Gumball, Les Dalton, Les Lapins Crétins, Les Petits Diables, Les Zinzins de l'espace, Magic, Martin Mystère, Mes parrains sont magiques, Monster Buster Club, Objectif Blake !, Oggy et les Cafards, Oscar & Co, Pat et Stanley, Phinéas et Ferb, Ratz, Rekkit, Rosie, Samouraï Jack, Sonic Boom, Star Wars: The Clone Wars, Tic et Tac, les Rangers du risque, Totally Spies! ou encore Zig & Sharko.
Cette liste est certainement loin d'être complète. Il existe beaucoup d'autres séries que je regardais à cette époque et dont j'ai malheureusement oublié le nom. Mais toutes ont participé, d'une manière ou d'une autre, à construire mon goût pour l'image, la narration et les univers imaginaires.
Avec le recul, je remarque d'ailleurs plusieurs constantes dans ces programmes.
J'ai toujours été attiré par les univers fantastiques et de science-fiction. Code Lyoko, Danny Fantôme, Atomic Betty, Martin Mystère, Monster Buster Club, Gormiti ou Galactik Football proposaient des mondes dans lesquels le quotidien pouvait soudainement basculer vers quelque chose d'extraordinaire : dimensions virtuelles, fantômes, extraterrestres, monstres, créatures ou technologies futuristes. Cette idée qu'un monde étrange puisse exister juste derrière la réalité ordinaire me fascine encore aujourd'hui.
Code Lyoko est particulièrement représentatif de cet imaginaire. La série associait le monde réel à un univers virtuel extrêmement identifiable, avec ses territoires, ses monstres, ses tours et son intelligence artificielle hostile. Le mélange entre animation 2D et images de synthèse contribuait également à lui donner une identité visuelle immédiatement reconnaissable.
D'autres séries ont nourri mon goût pour l'action et l'aventure. Kim Possible, Totally Spies!, Samouraï Jack ou Star Wars: The Clone Wars reposaient sur des personnages confrontés à des missions, des adversaires et des univers beaucoup plus vastes qu'eux. Samouraï Jack m'intéresse particulièrement aujourd'hui pour son utilisation très graphique de la composition, des silhouettes, des couleurs et parfois du silence. C'est une série capable de raconter énormément de choses avec relativement peu de dialogues.
Le sport occupait également une place importante avec Foot 2 Rue, Foot 2 Rue Extrême et Galactik Football. Au-delà des matchs, ces séries racontaient surtout des aventures collectives, des rivalités, des amitiés et des personnages qui devaient apprendre à fonctionner ensemble.
Mais une immense partie de mon enfance a aussi été marquée par l'humour absurde et le cartoon.
Oggy et les Cafards, Zig & Sharko, Larva, Oscar & Co, Pat et Stanley, Ratz, Les Lapins Crétins ou Le Monde fou de Tex Avery reposent souvent sur une narration très visuelle, parfois avec très peu de dialogues. Le comique vient alors du rythme, du montage, des bruitages, des expressions des personnages et surtout de l'escalade permanente des situations.
Un événement totalement banal peut devenir en quelques secondes une catastrophe gigantesque.
Cette forme d'humour me plaît encore énormément. Elle rejoint d'ailleurs mon intérêt pour le cinéma burlesque : un personnage poursuit un objectif très simple, quelque chose vient perturber son plan, puis chaque tentative pour résoudre le problème ne fait que l'aggraver.
Les Zinzins de l'espace, Mes parrains sont magiques, Johnny Test, Phinéas et Ferb, Capitaine Biceps ou Le Monde incroyable de Gumball développaient une autre forme d'absurde, davantage fondée sur des concepts improbables, des personnages extravagants et des situations qui peuvent complètement abandonner les règles de la réalité.
Le Monde incroyable de Gumball représente particulièrement bien cette liberté. La série mélange les styles graphiques, les techniques d'animation, les références culturelles et les formes d'humour sans réellement se fixer de limites. Un même univers peut contenir des personnages en 2D, en 3D, en stop motion ou ayant une apparence presque photographique. Cette absence de frontières artistiques correspond beaucoup à ce que j'aime dans la création.
Certaines séries possédaient également une dimension plus étrange. Martin Mystère, Danny Fantôme, Monster Buster Club ou certains épisodes de Code Lyoko abordaient des monstres, des phénomènes paranormaux ou des situations parfois inquiétantes tout en restant destinés à un jeune public. Il est possible que cet imaginaire ait contribué par la suite à mon intérêt pour le fantastique et l'horreur.
À l'inverse, Il était une fois… la Vie m'a marqué par sa capacité à transformer quelque chose de complexe et abstrait, le fonctionnement du corps humain, en véritable aventure. Les cellules, les organes, les bactéries ou le système immunitaire devenaient des personnages et des lieux. C'est un excellent exemple de la capacité de l'animation à représenter visuellement des choses impossibles à filmer directement sauf si on possède un budget suffisament élevé pour le faire.
Ce qui me frappe aujourd'hui en regardant toutes ces références, c'est leur diversité. Certaines séries étaient françaises, d'autres américaines, canadiennes, japonaises ou issues de coproductions internationales. Certaines racontaient de grandes aventures, d'autres reposaient presque entièrement sur des gags de quelques minutes.
Pourtant, elles ont toutes participé à la construction de mon imaginaire.
Elles expliquent probablement en partie pourquoi je suis aujourd'hui particulièrement attiré par les univers qui possèdent une identité visuelle forte, les personnages atypiques, le fantastique, la science-fiction, l'horreur, l'absurde et le burlesque. Elles expliquent également mon intérêt pour une narration qui ne repose pas uniquement sur les dialogues, mais aussi sur le cadrage, le montage, le mouvement, le son et le rythme.
Avant même de découvrir certains des cinéastes qui sont devenus aujourd'hui mes références, les dessins animés constituaient déjà une première forme d'éducation à l'image.
Et même si je ne me souviens malheureusement plus du nom de toutes les séries que j'ai regardées, leurs images, leurs personnages, leurs génériques et leurs univers font toujours partie de ma mémoire et de ma culture visuelle.