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LabFilms au travail !

Bonjour à tous ! 

Après quelques jours pour souffler, l’équipe LabFilms – toujours autour d’un verre 🍻 – s’est réunie pour planifier la suite des opérations ! Pas d’inquiétudes, vos contreparties bien méritées sont déjà en cours de préparation et nous reviendrons vers vous très prochainement à ce sujet !

💻L’autre affaire importante qui nous concerne ici est bien sûr celle du développement informatique de la plateforme. Les premières lignes de code se profilent pour janvier tandis que se montent déjà les prochains dossiers de subventions.

🗂 En termes de gestion associative, l’équipe se réorganisera quelque peu dès le début de l’année prochaine. Les mêmes restent, le comité de direction évolue et de nouveaux adhérents sont les bienvenus ! L’assemblée générale de début 2019 (à Strasbourg) sera ainsi l’occasion pour tous ceux qui le souhaitent de venir échanger sur les futures fonctionnalités et la gestion collective de la plateforme. 🗣

L’un des objectifs centraux de l’association LabFilms étant de structurer le réseau de création audiovisuelle autoproduite et de favoriser les liens avec le milieu professionnel, nous avons à cœur de créer des moments d’échanges non pas seulement en ligne, mais également à l’occasion de telles assemblées.

🤓A plus court terme, nous faisons le choix de nous concentrer au maximum sur le développement de la plateforme pour sortir au plus vite une première version du site. Spoiler alert : ce ne sera pas d’emblée la version « full premium XXL » mais plutôt une base solide de démarrage pour commencer à structurer le réseau, et surtout pouvoir le faire évoluer avec vous.

Durant cette période, notre newsletter et notre blog axés sur la création audiovisuelle autoproduite passeront un peu au second plan, mais nous y reviendrons au plus vite ! D’ailleurs, nous recherchons constamment des rédacteurs ➡️ contactez-nous ! Rédigez pour LabFilms, faisons vivre le réseau autoproduit 😊

On vous attend au portillon et on se remet tout de suite au travail pour promouvoir le cinéma autoproduit, favoriser l’émergence et fédérer les créateurs sur les territoires !

Campagne réussie !

🤩 Un immense merci à tous ! 🤩

Grâce à vous, nous sommes parvenus à atteindre notre objectif et à réunir 15 225€ pour initier le développement informatique de la plateforme LabFilms ! Nous sommes très touchés par votre mobilisation autour de ce projet de longue haleine, qui marque aujourd’hui une étape importante.

Cela n’a pas été facile ! Le projet LabFilms a émergé spontanément hors de toute affiliation institutionnelle ou professionnelle et s’est constitué autour d’une équipe associative formée sur mesure. Des partenaires et parrains s’y sont associés ensuite, et nous les remercions aujourd’hui grandement pour leur confiance et leur accompagnement.

N’ayant jamais été active dans l’évènementiel et n’étant pour cette raison pas encore insérée dans le circuit balisé des subventions publiques territoriales, notre association a dû faire connaître son projet sur la seule base de sa qualité conceptuelle et de la détermination de ses membres pour le mettre en œuvre.

Comment, en effet, activer l’intérêt et le désir sur un service qui n’existe encore qu’en principe (et en graphisme ! – grâce à notre super webdesigneuse Doriane), sans bénéficier d’une réputation préalable au sein du milieu associatif ou audiovisuel et sans non plus pouvoir s’appuyer sur une quelconque communauté en ligne préexistante ? Un vrai défi !

Tout est parti d’une intention, d’une intention forte transformée en mobilisation autour d’un unique objectif : créer une plateforme utile à tous les passionnés de création cinématographique et audiovisuelle autoproduite. Utile créativement et utile professionnellement – car l’autoproduction est loin de se réduire à l’amateurisme, elle peut être aussi bien une voie de passage qu’un espace d’inventivité et de prise de risque artistique. LabFilms, c’était donc au départ l’idée d’un territoire numérique dissociant les frontières entre création amateur et pratique professionnelle, pour privilégier le simple fait de FAIRE des films.

Aujourd’hui, nous avons pu nous appuyer sur vous pour rendre ce projet un peu plus réel. Aujourd’hui, nous allons pouvoir commencer à mettre les mains dans le code pour matérialiser numériquement (oui, oui matérialiser numériquement) une architecture informatique encore à l’état virtuel. Nous allons tout faire pour créer et mettre à votre disposition la meilleure interface web possible pour vos projets audiovisuels. Et nous avons à cœur de rester à l’écoute des remarques de chacun quant au développement de la plateforme.

Ce développement se fera par étapes progressives et en concertation avec tous ceux qui souhaiteront prendre part aux échanges, y compris d’autres associations de médiation et de création audiovisuelle. Merci d’y avoir cru, merci d’y avoir contribué, et vive la création collective !

Du cinéma mais par en bas ! – La sélection de Rock # 6

Chaque mois, Rock Brenner met en avant pour LabFilms une sélection de films auto-produits qui valent le détour !

JE NE BOIS PAS de Jean-Marie Villeneuve
De nos jours, dire qu’on ne boit pas d’alcool c’est comme dire qu’on ne vote pas aux élections présidentielles. Pour mieux comprendre ce qu’il y a de plaisant dans l’alcool, Jean-Marie décide de s’y mettre…
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TURBO VOMI de Yannick Lecoeur
Impossible à résumer.
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STEVEN GOES TO THE PARK de Claudia Cortés Espejo
Issu de l’école Belge La Cambre, ce court-métrage d’animation va vous emmener vers une direction inattendue…

Trouver des collaborateurs : on met quoi dans un bon dossier ?

Nous poursuivons cette semaine notre série d’articles à l’usage des scénaristes. Cliquez ici pour découvrir les précédents sujets pour vous aider à faire aboutir vos projets !

Par Marine Gral, consultante scénario en région lyonnaise.

Une fois que le scénario est prêt et que la note d’intention est rédigée, qu’est-ce qu’on fait ? Le premier réflexe d’un auteur débutant est souvent d’inonder toutes les boites aux lettres et/ou boites mails des producteurs de la ville (voire du pays), pour être certains d’avoir ratissé assez large. Plutôt que cette « bouteille à la mer », il est nettement préférable de s’armer d’un peu de patience et d’étudier les différentes sociétés de production de plus près. En dégageant notamment leur ligne éditoriale[1] (si elles en ont une) ou leurs spécificités[2], grâce à ce travail de recherches, l’auteur peut ainsi éliminer toutes celles qui ne sont pas concernées ou ne seront a priori pas intéressées par son projet. Ce premier tri effectué, le scénario et la note d’intention peuvent être envoyés aux sociétés sélectionnées. Néanmoins, une des meilleures façons de rencontrer des collaborateurs (réalisateurs, équipes techniques) et des producteurs est de donner de la visibilité à son projet. Vous pouvez pour cela soumettre votre projet à une demande de subvention (bourses de réécriture, résidences d’auteurs…) ou vous rendre aux différents évènements organisés autour du scénario ou plus généralement du cinéma (rencontres, festivals). En effet, dans certains festivals, les scénaristes ont la possibilité de pitcher[3] leur projet devant un public composé en partie de producteurs et de professionnels du cinéma. Il est même parfois possible d’accéder à une rencontre en tête à tête avec un ou plusieurs d’entre eux, en tant que récompense (prix gagné à un festival par exemple), lors de certains évènements. À ce moment-là, il faut absolument être bien préparé, afin de mettre toutes les chances de son côté.

Pour ce faire, un bon dossier est donc primordial. En effet, même si le scénario et la note d’intention sont deux des éléments principaux que vous devez pouvoir présenter, pour montrer que votre projet est abouti, d’autres documents peuvent vous aider. Le synopsis sera d’ailleurs préféré au scénario entier, car, moins long, il permet, dans le cadre d’une première lecture, de se faire une bonne idée du récit.

Vous pouvez également joindre à ce dossier un CV, notamment si vous avez déjà écrit ou réalisé des films, primés ou non, diffusés en salles ou en festivals, par exemple. Cela met évidemment en avant votre professionnalisme et votre sérieux, puisque vos précédents projets ont abouti et, s’il s’agit de collaboration, de votre capacité à travailler avec une équipe de tournage par exemple. Si vous manquez d’expériences cinématographiques à mettre sur votre CV, si vous êtes uniquement scénariste et n’avez participé à aucun tournage, ou si vous débutez, pas de panique. Les producteurs – et notamment ceux qui se déplacent pour les rencontres – sont aussi à la recherche de nouveaux talents !

Pour certains, mettre par écrit ses intentions est un exercice difficile (nous l’avons évoqué à propos de la note d’intention). Il est vrai que le cinéma étant une expérience principalement visuelle (et sonore), vous avez peut-être écrit votre scénario la tête remplie d’images. Pourtant, lorsqu’il s’agit de les exprimer à l’écrit, vous ne parvenez peut-être pas à retranscrire l’ambiance que vous aviez imaginée précisément. Le moodboard ou moodbook peut alors vous aider à rendre compte des couleurs, images et ambiances que vous aviez en tête. Vous pouvez en effet rassemblez les photos, images et échantillons de couleurs qui vous semblent utiles pour montrer votre vision du film. Il peut s’agir de costumes, de décors, de nuanciers de couleurs, d’extraits d’autres films… Le moodboard/moodbook et le scénario devant être complémentaires et non pallier les manques l’un de l’autre, il faut néanmoins veiller à ce que le premier illustre le second, qui doit être – et j’insiste – suffisant en lui-même (le scénario doit déjà rendre compte de l’ambiance générale). Le moodboard/moodbook est un complément, mais ne doit pas être indispensable à la compréhension du scénario, c’est d’ailleurs un document facultatif. Vous pouvez également le présenter comme vous le souhaitez : sous forme de tableau (peu pratique à joindre au dossier pour l’envoi toutefois), de classeur, sur une seule page… Laissez parler votre créativité.

Enfin, toujours le même conseil, mais peut-être le plus important : relisez-vous et faites vous relire. Veillez à ce que la présentation de votre dossier soit claire et simple. Le texte doit être justifié et les pages numérotées, cela aide vraiment à la lecture. La longueur du dossier ne fait pas sa qualité, surtout s’il s’agit de « remplissage » (notamment concernant les éléments visuels). Montrer que l’on connait bien son scénario et que l’on est capable d’argumenter ne signifie pas remplir des pages pour donner son point de vue sur tout et rien. Recentrez-vous sur le projet, imaginez- vous qu’on vous le pitche et qu’on vous le présente avec ce dossier. Vous serez ainsi capable de vous rendre compte vous-même de ses qualités et défauts. Il est aussi nécessaire de garder en tête que les producteurs et autres collaborateurs que vous pourrez rechercher, comme les réalisateurs par exemple, sont avant tout majoritairement des passionnés de cinéma. Votre but à tous est donc le même : faire des films. Il est important de voir ces collaborateurs de façon positive plutôt que comme des tyrans qui vont brider votre imagination (producteur près de ses sous), qui vont pervertir votre œuvre (réalisateur avec une vision du projet opposée à la vôtre), qui vont tenter de formater votre film (commission de subvention qui n’aident que les mêmes types projets) … Toutes ces idées reçues et ces fantasmes ne vous aideront pas à avancer et à trouver des collaborateurs motivés qui se lanceront dans l’aventure avec vous. Il suffit pour constater cela de vous rendre aux rencontres qui sont organisées entre les différents acteurs du milieu (réalisateurs, scénaristes, techniciens) dans la plupart des grandes villes, généralement grâce au travail associatif. Un réseau de collaborateurs, amateurs ou professionnels, compétents et impliqués, sera toujours une carte de plus dans votre main.


[1] La ligne éditoriale d’une société peut être de ne produire que des films (ou la majorité) d’un genre par exemple (documentaire/fiction, science-fiction, drame social, comédie, film historique…). Cela peut aussi concerner un ou plusieurs thèmes sur lesquels la société préfère axer sa production (actualités, Histoire d’un pays…).

[2] Certaines sociétés ne produisent que des courts métrages ou bien des films d’animation. D’autres s’orientent vers des coproductions avec l’international, ou encore des types de projets particuliers, comme des téléfilms, des webdocumentaires, ou encore le transmédia.

[3] Présentation orale courte destinée à mettre en valeur les points positifs et les plus pertinents de son projet.


L’auteure

Marine Gral est membre du « comité de lecture de scénario » de l’association L’Accroche Scénaristes (Lyon) et de son Conseil d’Administration. Passionnée depuis toujours par le cinéma, elle est diplômée d’un Master Arts de l’écran et d’un Master professionnel en Coproduction internationale d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles (Université de Strasbourg). Grâce à ses connaissances théoriques et pratiques (lecture de scénarios et analyse de films, rédaction et composition de dossiers de demande de subvention), elle souhaite tout particulièrement aider les scénaristes dans leur processus de création (relecture, réécriture, travail de script doctor), mais aussi les guider dans la composition de leur dossier de production.

LabFilms parie sur vous ! 🎲🎯 Construisons l’outil des créateurs indépendants

Chers abonnés !

Vous êtes plusieurs centaines à vous être inscrits à la newsletter de LabFilms, destinée à vous informer des avancées de notre projet de plateforme. Projet pour lequel notre équipe de bénévoles donne tout depuis plusieurs mois.

Mais c’est aujourd’hui sur vous que nous comptons pour pouvoir réaliser enfin notre ambition : nous avons choisi de parier sur votre motivation à voir émerger la plateforme LabFilms.
D’où la campagne de crowdfunding que nous avons lancée il y a maintenant trois semaines, affichant un ambitieux objectif de 15 000€. Un montant indispensable au lancement du projet.

Pas d’autre choix, il a fallu jouer cartes sur table : tout ou rien. 15 000€ ou pas de plateforme. Notre pari, c’est vous !

LabFilms aujourd’hui, c’est donc plusieurs centaines d’abonnés email, plus de 1600 passionnés de vidéo sur notre page Facebook, mais un nombre de contributeurs comparativement encore restreint sur notre page Ulule pour le moment (83 contributeurs à ce jour).

Nous devons le réaffirmer en toute transparence : LabFilms se fait pour vous, mais LabFilms ne se fera pas sans vous. C’est une certitude.

Nous sommes une association à but non lucratif, pas une start-up. Ce projet sera contributif ou ne sera pas, comme tout projet associatif. Cela fait partie de son identité, cela fait partie de ses valeurs.
Et c’est maintenant ou jamais que vous avez l’opportunité de soutenir ce projet que vous avez suivi de près.

Si chaque abonné concrétisait son enthousiasme par une modeste contribution au projet et un relais de la campagne, nos chances de succès s’en trouveraient très fortement démultipliées. 👐 La plateforme est pour vous, la décision de la mettre en œuvre aussi !
Sur Ulule, c’est 15 000€ ou rien, et nous avons misé tapis ! Suivez-nous et LabFilms suivra. It’s now or never comme dirait Jon Bon Jovi. 😎

De notre côté, nous y croyons dur comme fer car nous savons la qualité de notre proposition, et continuons à nous activer sur tous les terrains pour pousser la campagne toujours plus loin. Pas un jour sans un don jusqu’à présent, même si le rythme reste encore trop bas.

Timothée, président de LabFilms, en intervention sur RBS

Bousculons la manière de faire du cinéma !

Après l’entretien avec les DNA, nous sommes intervenus la semaine dernière à la radio pour parler de LabFilms. Vous avez manqué ça ? Retrouvez le podcast de l’intervention du président de l’association dans l’émission Cité Cultures sur RBS.

Mais ces derniers jours, nous avons surtout enchaîné les rendez-vous et les prises de contacts avec de nombreux créateurs du web et du cinéma autoproduit pour parler du projet et fédérer autour de la future plateforme.

Nos dernières rencontres : Paul Saïsset, de l’équipe du film autoproduit le plus en vogue de l’année Paris est une fête et Pierre Filmon, cinéaste indépendant français passé par Cannes très récemment avec son film Close Encounters with Vilmos Zsigmond. Des gens qui brisent les lignes du cinéma traditionnel et qui sont particulièrement réceptifs aux initiatives comme la nôtre. Ces rencontres nous font sentir la montée actuelle d’une vague créative partant d’en bas et qui bouscule la manière de faire des films en France.

Cette vague créative, vous pouvez en faire partie ! LabFilms est justement là pour la faire grandir et a besoin de votre soutien aujourd’hui pour pouvoir vous aider directement par la suite.

La voie est bien ouverte, allons jusqu’au bout ensemble !
Nous comptons sur votre soutien pour faire vivre la création audiovisuelle indépendante !

On vous adresse un immense merci, et l’on vous dit à très bientôt !
 

Toute l’équipe LabFilms

LabFilms lance sa campagne de crowdfunding ! 🏁 – L’édito de la newsletter #6

Nous vous en parlons depuis des mois, nous y travaillons depuis plus longtemps encore, mais c’est maintenant que l’avenir du projet LabFilms se joue véritablement !

Nous lançons aujourd’hui une grande campagne de financement participatif pour entamer enfin le développement informatique de la plateforme. Un tel projet nécessite des financements importants, et nous avons fixé un objectif minimum de 15 000€ pour compléter la collecte. Si nous ne l’atteignons pas, nous ne toucherons rien. C’est quitte ou double pour LabFilms !

15 000€, c’est le montant minimal pour pouvoir démarrer sérieusement la construction informatique de l’interface. Dans le même temps, la confiance générée par une telle levée de fonds auprès des particuliers faciliterait grandement l’obtention de subventions complémentaires. C’est un élément déclencheur indispensable.
Pour mieux comprendre la stratégie budgétaire, rendez-vous directement sur notre page Ulule.


Nous avons créé ce projet dans un but non-lucratif, pour répondre à une difficulté qui se posait à nous à la sortie de nos études, comme à de nombreux autres passionnés de création audiovisuelle : rencontrer des collaborateurs, acquérir de l’expérience pratique, et développer un réseau.

Nous avons investi énormément de temps personnel, mais également une quantité non négligeable d’argent (création du design de l’interface, frais de communication…), dans le but de créer un outil numérique commun à même de faciliter la pratique audiovisuelle amateure et pré-professionnelle de très nombreuses personnes.

Cette campagne de crowdfunding est un test et un pari. Nous savons que la demande est forte pour une telle plateforme. Nous faisons aujourd’hui le pari que le projet suscitera suffisamment d’intérêt pour inciter ses futurs utilisateurs à contribuer à son financement.
LabFilms a besoin de trouver son public maintenant, pour pouvoir exister sur la durée. Un public prêt à s’engager en amont pour assurer la réussite d’un projet durable auquel il croit.

Nous croyons nous-mêmes profondément en ce projet et n’avons besoin que d’une chose : que vous y croyiez aussi ! C’est pourquoi nous sollicitons aujourd’hui votre contribution personnelle.

Bien qu’Internet nous berce d’une illusion de gratuité, toute chose à un coût. Plus ce coût est partagé, plus le service que vous utilisez vous appartient.

Wikipédia existe parce que des millions de donateurs le soutiennent. Facebook et Google, parce qu’ils monétisent vos données personnelles. LabFilms – à sa mesure – relève du premier modèle, celui du don, ou plus exactement de la cotisation pour accéder à une ressource partagée, à un outil commun qu’il faut bien bâtir et entretenir. Partageons le coût de LabFilms, afin de le posséder ensemble !

Même si le résultat économique est similaire, nous n’exigeons donc pas de vous que vous payiez un accès, mais nous vous demandons de bien vouloir cotiser pour l’existence d’une ressource partagée. Ce n’est pas la même approche ni la même philosophie : la mutualisation est préférée à la privatisation.
Le partage implique de fait une contribution personnelle, et c’est à travers elle que LabFilms pourra exister et s’épanouir, grâce à la volonté de son public bénéficiaire.

Si, tout comme nous, vous souhaitez LabFilms, aidez-nous à le faire naître !

Si vous n’avez pas les moyens de contribuer financièrement, vous pouvez malgré tout nous fournir une aide précieuse en diffusant la campagne le plus largement possible.

Nous vous remercions immensément pour votre aide et espérons voir cette belle aventure se concrétiser avec vous !

Nous vous tiendrons très informés tout au long de la campagne, restez connectés et partagez autour de vous !

A très bientôt,

Toute l’équipe LabFilms
https://fr.ulule.com/labfilms/
https://www.facebook.com/labfilms/
www.labfilms.org

Trois semaines avant la collecte ! – L’édito de la newsletter #5

Après un mois de septembre sous le signe du dossier de subventions (et du FEFFS), c’est vers le financement participatif que nous nous tournons pleinement en ce début d’automne. Annonce officielle : la campagne Ulule démarrera le 22 octobre prochain !

Et pour l’accompagner, une nouvelle vidéo promotionnelle sortira dans les prochains jours, pleine de jolis visuels de l’interface !

Après plus de deux ans et demi de préparation au contact des acteurs du milieu audiovisuel professionnel et non professionnel, il est temps de faire le grand saut et de mettre notre projet à l’épreuve de son public.

Pour fonctionner une fois mise en place, une plateforme comme LabFilms nécessite une communauté d’utilisateurs étendue, active et diversifiée, nous le savons.
Le financement participatif n’est donc pas seulement un moyen d’obtenir des fonds : c’est aussi l’occasion – avant d’engager les dépenses nécessaires au développement web – de tester une dernière fois le projet et d’en démontrer définitivement la viabilité.

Y-a-t-il une communauté d’utilisateurs possible pour LabFilms, se demandent peut-être certains ? Hé bien, nous aurons la réponse ! Et nous sommes bien sûr convaincus qu’elle est positive. Mais ce sera à vous de le prouver à partir du 22 octobre !

Nous faisons donc le pari d’une campagne de crowdfunding importante, étape indispensable pour initier le développement informatique de LabFilms.

Plus que jamais, nous comptons sur votre soutien ! Contribuez, relayez, propagez, l’avenir de LabFilms se décide dans quelques semaines ! ✊  😃

Du cinéma mais par en bas ! – La sélection de Rock # 5

Chaque mois, Rock Brenner met en avant pour LabFilms une sélection de films auto-produits qui valent le détour !

FIRST LOVE de James Hartley

Un court australien qui parle d’amour. A tout âge.

 

BUCK FEVER de NeoZoon

Le collectif militantiste franco-allemand NeoZoon vous emmène en balade dans les ténèbres de la forêt.

 

FACEBOOK FRIENDS de Tim Young

Y a-t-il une vie après Facebook ?

La note d’intention : pour quoi faire ?

Quatrième article de notre série consacrée à l’écriture scénaristique. Cliquez ici pour découvrir les précédents.

Par Marine Gral, consultante scénario en région lyonnaise.

Comme le scénario ou le synopsis, la note d’intention est un outil de travail important. Il s’agit le plus souvent d’une lettre, relativement personnelle, que l’auteur adresse à ceux qui pourrait s’intéresser au projet. C’est donc un des éléments principaux qui servira à tenter de convaincre un producteur de financer la production du film par exemple. En effet, pour compléter le scénario et donner à voir sa vision du film, le scénariste a tout intérêt à présenter son projet à l’écrit par le biais de la note d’intention.

Elle peut ainsi servir de porte d’entrée pour un producteur, mais c’est aussi vrai pour ceux qui choisissent l’autoproduction, car les comités de sélection de Festivals, et les commissions qui accordent les subventions, s’appuient aussi sur ce document. Le plus souvent, lorsque l’on remplit un dossier pour demander une aide (au CNC, à une collectivité locale ou une région, à une chaine de télévision…), la note d’intention est une des pièces principales qui est demandée. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un scénario étant un document finalement plutôt formel et factuel, il est bon de l’accompagner d’un texte plus libre, permettant au scénariste d’exprimer son point de vue tant artistique que sur le plan technique. On peut pousser plus loin en disant que pour un même scénario, plusieurs films pourraient voir le jour ; ils raconteraient certes la même histoire, mais pourraient avoir une ambiance totalement différente selon les envies de l’auteur : l’un en noir et blanc sans aucune musique, un autre muet avec des cartons pour les dialogues et des couleurs très vives. Évidemment ces exemples sont un peu extrêmes, toutefois, sans les indications précises de l’auteur sur son futur film, comment percevoir sa vision ? Ne vous êtes-vous jamais fait la réflexion, devant un écran de cinéma : « ça je ne l’aurais pas vu/réalisé/mis en scène/éclairé/filmé comme ça »[1] ? Personne ne peut entrer dans la tête de l’auteur et voir le film qui s’y joue lorsqu’il l’écrit. Ainsi, lorsqu’un réalisateur prend le relai sans avoir écrit lui-même un scénario, il peut, grâce à la note d’intention, mettre en images la vision du scénariste.

Rédiger une note d’intention est un exercice qui peut s’avérer laborieux, c’est bien souvent la bête noire des scénaristes. Elle doit être construite, claire, bien rédigée et présentée, des points qui semblent évidents et qui sont pourtant souvent négligés. Il ne s’agit pas de résumer le scénario, bien que quelques lignes puissent situer le contexte de l’action du film. Plutôt que des tartines indigestes, un texte court et divisé en plusieurs points (les titres peuvent s’avérer utiles pour le structurer et guider le lecteur suivant les thèmes évoqués) montre immédiatement le recul qu’à l’auteur sur son projet et ses capacités à le mener plus loin. Le scénario doit évidemment être compréhensible en lui-même – la note d’intention n’est pas une explication de texte, une notice, ou un manuel d’utilisation –, mais certains points peuvent tout à fait être éclairés un peu plus (les rapports entre les personnages, leur caractère, le choix d’une héroïne plutôt que d’un héros par exemple). Le thème du film et son genre sont en revanche des éléments qui trouvent leur place dans la note d’intention, cela permet à l’auteur de justifier le traitement de l’histoire qu’il a choisi de mettre en place (dramatique, comique, sombre, joyeux…). Cela peut aussi être le bon moment pour évoquer de potentielles sources d’inspiration ou des films à l’ambiance similaire, pour donner au lecteur des exemples concrets de l’atmosphère envisagée. Enfin, il peut être intéressant (mais pas indispensable) de montrer qu’une réflexion a été menée sur le type de publics qui pourraient être intéressés par le film.

Outre une présentation du projet, de ses inspirations, références et/ou de ses sources (actualité, histoire personnelle, inspirations littéraires…), la note d’intention doit comprendre quelques éléments indispensables que ce soit sur le fond ou la forme du futur film, comme des indications sur le son, le montage, l’image… L’auteur n’a pas besoin de détailler chaque thématique, car il aura l’occasion de développer ses choix par la suite, une fois le travail engagé avec le producteur. D’autant que certaines de ses prévisions (ou désirs) ne seront pas forcément possibles à mettre en place, souvent pour des questions de budget. Il faut néanmoins donner une bonne idée du traitement de l’image : comment le projet sera filmé (caméra très mobile/caméra fixe, nombreux travellings, échelles de plans…) ? Quels sont les éclairages envisagés (lumière naturelle/artificielle…) ? Y aura-t-il un travail particulier de la couleur ? Quels décors sont prévus (studio/intérieurs/décors naturels) ? De même pour le jeu des acteurs et la mise en scène : Quelle sera la mise en scène ? Quels acteurs sont envisagés (attention à être réaliste). Et enfin, donner une idée de ce que pourrait être le montage du film.

 Les points à aborder concernant l’univers ou l’ambiance peuvent être nombreux et il ne faut pas non plus que la note d’intention ne devienne une énumération de termes techniques, rendant le texte indigeste ; ce n’est pas non plus un découpage technique. Elle doit contenir juste assez d’informations pratiques pour éclairer sur les moyens nécessaires à la réalisation du film, mais aussi des éléments artistiques (cinématographiques) justifiés par l’auteur. Il faut également retrouver une certaine cohérence globale des choix pour montrer qu’on ne « part pas dans tous les sens », mais que le projet est sur des rails solides, que l’on a une idée claire et réalisable en tête. Elle est donc d’autant plus essentielle que les producteurs (entre autres) reçoivent des centaines de scénarios et ne se lanceront pas dans un projet flou qui ne semble pas abouti dans l’esprit de son créateur. Grâce à son expertise, le producteur, en lisant la note d’intention, doit être capable d’imaginer le budget approximatif du film et de décider s’il veut rencontrer l’auteur pour peut-être collaborer. Ce document permet également (je dirais même surtout) à l’auteur de justifier ses choix. S’ils semblent osés ou opaques, c’est le moment de les argumenter, de défendre ses idées, sa vision. Bien souvent, pour arriver à se faire une idée rapide d’un projet, le producteur ne pourra lire que le synopsis et la note d’intention. Il s’agit donc d’être convaincant, précis et, pourquoi pas, original.

De nombreux sites proposent des exemples de notes d’intention types qui peuvent aider pour débuter. Mon conseil est surtout de rester simple et soi-même – il s’agit d’une première prise de contact, au même titre qu’une lettre de motivation par exemple, autant se montrer tel que l’on est. Une seule page bien rédigée et qui montre clairement que l’auteur maitrise son scénario, l’a réfléchi et est prêt à passer à l’étape suivante est bien suffisante, plutôt qu’un exposé en vingt points sur un sujet d’actualité qui a vaguement inspiré le récit. Ce document n’est pas un pamphlet politique, pas non plus une œuvre poétique, ni un examen scolaire (dissertation). Il doit souligner la maturité du projet et de son créateur par rapport à lui. Il va sans dire que cette lettre ne doit être rédigée que lorsque l’auteur estime que son scénario en est à la dernière version (ce qui, si vous avez lu mes précédents articles, n’est jamais vrai, puisque le scénario est amené à changer tant que la production n’est pas achevée). Et comme toujours, faites relire votre note d’intention pour éliminer les fautes et les incohérences qui font mauvais effets lors de la lecture !


[1] C’est d’autant plus vrai dans le cas d’une adaptation.


L’auteure

Marine Gral est membre du « comité de lecture de scénario » de l’association L’Accroche Scénaristes (Lyon) et de son Conseil d’Administration. Passionnée depuis toujours par le cinéma, elle est diplômée d’un Master Arts de l’écran et d’un Master professionnel en Coproduction internationale d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles (Université de Strasbourg). Grâce à ses connaissances théoriques et pratiques (lecture de scénarios et analyse de films, rédaction et composition de dossiers de demande de subvention), elle souhaite tout particulièrement aider les scénaristes dans leur processus de création (relecture, réécriture, travail de script doctor), mais aussi les guider dans la composition de leur dossier de production.

Préparatifs de rentrée… – L’édito de la newsletter #4

Le mois d’août se termine, et LabFilms poursuit sans ralentir la préparation de sa fameuse plateforme collaborative, dont nous vous parlons sans modération.
Mais préparer une plateforme, ça veut dire quoi au juste ?
C’est déjà imaginer une interface, puis la réaliser graphiquement, tarifer le développement informatique, convaincre des partenaires et bien sûr réunir des financements.

Les trois premières étapes sont à un stade avancé, car elles sont de fait réalisables en interne. Les deux suivantes impliquent en revanche une action mobilisatrice sur la durée, que nous avons pris à bras le corps depuis plusieurs dernières semaines.

Sur le versant public, LabFilms édite ainsi une newsletter, produit des portraits vidéo, et publie des articles de blog autour de la création audiovisuelle spontanée et pré-professionnelle. Sur le versant institutionnel, nous poursuivons notre action partenariale auprès de diverses structures actives dans la médiation ou la création audiovisuelle en régions. Vous pourrez d’ailleurs les découvrir dans une section dédiée sur labfilms.org très bientôt !

Notre objectif, que l’on ne se lasse pas de répéter : fédérer les acteurs en place, et tenir compte des initiatives existantes pour proposer une interface web partagée et utile au plus grand nombre.

Et puisqu’il faut bien se lancer à un moment, nous avons fixé la date de démarrage de la campagne de financement participatif au mois d’octobre. Elle se fera sur Ulule, et croyez-bien que nous vous en tiendrons bien informés !

D’ici-là, nous avons besoin de vous en continu pour faire connaître LabFilms autour de vous et propager avec nous le projet ! (Astuce du chef : vous pouvez inviter vos amis Facebook à aimer la page de LabFilms via un bouton prévu à cet effet)
C’est par un effort commun que ce projet à but non lucratif pourra se voir concrétisé ! ✊

Pour une plateforme sur mesure pour vos projets, pensée par des créateurs pour les créateurs.